Parce qu’on est sensibles à l’[bleu violet]appel du collectif syndical contre l’aéroport et son monde[/bleu violet] à faire un cortège contre le transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes et contre l’expulsion des habitant·e·s de la ZAD. Parce qu’il y a eu des rencontres dans les rues et sur des blocages lors du mouvement contre la loi Travail, et qu’on pense que c’est en cultivant les liens qu’on renforce les luttes.
Parce qu’on veut se battre avec tou·te·s celles et ceux qui subissent le système capitaliste industriel. Beaucoup d’entre nous ont choisi la grève en CDI, pour chercher d’autres formes d’organisation de la production et des échanges, mais on se sent solidaires de celles et ceux qui ont besoin de gagner leur vie et d’y donner du sens sans pour autant se laisser exploiter.
Parce que le 1er mai est une date verte, noire, rouge, chargée d’histoires et de luttes qui résonnent avec ce qui peut se vivre et penser sur cette zone : des fêtes rituelles de changement de saison aux appels à la grève générale, du souvenir des cinq anarchistes exécutés à Chicago (accusés sans preuve d’avoir posé une bombe lors d’une manifestation en mai 1886) à celui des luttes des travailleurs et travailleuses des siècles précédents.
Parce qu’on est mieux dans la rue que dans un bureau de vote. Entre les deux tours de l’élection présidentielle, on voit un sens particulier à se retrouver dans les rues de Nantes pour affirmer ensemble qu’on est toujours déterminé·e·s à lutter.
Solidarité entre précaires, révoltés, travailleuses et travailleurs du monde entier et avec tou·te·s celles et ceux qui ne travaillent pas, pas encore, pas en ce moment, plus maintenant, jamais !
Des habitant·e·s occupant·e·s de la ZAD
Source : zad.nadir.org
28 avril 2017.