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Notes anthropologiques (XXXIV)

lundi 22 avril 2019, par Georges Lapierre

L’Idée comme capital (VI)
Petit aperçu concernant l’histoire grecque
Naissance de la cité

Entre le système palatial mycénien et l’apparition de la cité grecque s’intercalent ce que les historiens appellent les « siècles obscurs » (Dark Ages). Les siècles obscurs couvrent une période d’environ quatre siècles, de 1180 à 750. C’est une période intéressante sinon capitale qui voit s’effondrer la civilisation mycénienne et se développer sur les ruines des palais une société originale dans sa forme, qui finira par donner naissance à la cité. Sous la pression des « envahisseurs » et du double mouvement qu’ils représentent, à la fois invasion et migration, il se produit non seulement une diminution globale de la population, mais aussi des déplacements et des mouvements (en direction de l’Asie Mineure et de Chypre) qui se prolongent pendant longtemps. « La société mycénienne avait été décapitée, et les gens qui restaient étaient en train, avec l’apport nouveau que représentaient les envahisseurs, de construire un nouveau type de société. [1] » Tous les événements qui vont infléchir le cours de l’histoire durant cette période sont mal connus en l’absence d’écriture [2] et de monuments représentatifs d’un pouvoir constitué. On a suggéré alors qu’à un schéma de conflit classique entre des centres de pouvoir pouvait se substituer une sorte de « révolution populaire » menée par ces « basses classes » dont l’exploitation ne fait aucun doute dans le monde mycénien (Mossé et Schnapp-Gourbeillon, 1990).

On garde l’impression d’une vague et persistante décomposition et désagrégation des formes rigides du pouvoir et d’une sorte de retour aux origines, le retour à une société primaire : « La variété et la diversité de ses structures permettraient d’y retrouver une société de big-men, de chefs locaux à pouvoir instable, analogue à celles que l’on put connaître aujourd’hui en Mélanésie, ou l’image des communautés patriarcales voisines de celles du Nuristan actuel… » a pu écrire Jean-Claude Poursat [3]. Claude Mossé et Annie Schnapp-Gourbeillon remarquent pour leur part que les tendances à la désagrégation entre les groupes sont constantes : le chef devant soutenir en permanence son rang en offrant des cadeaux et en organisant des réjouissances de plus en plus ruineuses, que son rival et ennemi s’efforce d’égaler, ce qui les amène à écrire que « l’idée d’une société à big-men, fondée sur l’instabilité et la compétition entre chefs rivaux pourrait correspondre aux données archéologiques [4] ».

Je ne pense pas que, dans cet effondrement sur soi, la société grecque soit arrivée à ce socle social primitif comparable à la société des Grands Hommes — qui reste tout de même une société homogène ne connaissant pas une division marquée en son sein entre une classe dominante et la population autochtone ; ce n’est pas le cas pour la société grecque, qui reste une société, dans son ensemble, « homérique » avec une classe aristocratique de guerriers dominant les communautés paysannes. L’hypothèse (suggérée par Claude Mossé et Annie Schnapp-Gourbeillon) selon laquelle les vagues successives de migration des peuples venus de l’intérieur des terres auraient pu susciter une vocation pastorale est intéressante et correspond à la vision homérique d’une société où toute richesse est évaluée en bœufs et où les héros sont possesseurs de nombreux troupeaux [5].

Cette période est celle où se préparent les mutations qui aboutissent à l’époque dite archaïque précédant la naissance des cités. La Grèce offre alors l’image d’un puzzle de territoires plus ou moins grands séparés les uns des autres par la montagne et la mer. C’est dans les limites de ces territoires que s’inventent à nouveau des formes d’organisation sociale liant l’aristocratie guerrière aux communautés et que se créent et prennent forme les institutions et les régimes politiques qui définissent ce que l’on nommera, d’un terme général, la cité grecque. Dans chaque contrée, le rapport entre la classe aristocratique et la population autochtone reste conflictuel et les solutions apportées et trouvées, différentes d’une contrée à l’autre, de Sparte à Athènes, par exemple, toujours peu satisfaisantes, marqueront profondément l’histoire sociale et politique des cités.

À partir du XIIe siècle arrivèrent par flots successifs tous ces peuples du Nord-Ouest dont une partie sera connue un jour sous le nom de Doriens. Ce fut un bouleversement général. Les vieilles monarchies croulèrent ; la splendeur de Mycènes s’évanouit à jamais (…). Les envahisseurs s’emparèrent des terres, réduisirent les vaincus au servage (…). On revenait plusieurs siècles en arrière. Le régime des gene et des tribus reprenait le dessus, avec un caractère fortement guerrier, et l’évolution qui tendait à le subordonner à l’État, à la cité, était arrêtée net. La polis, c’était de nouveau le lieu fortifié d’où le conquérant surveillait les serfs courbés sur la glèbe. (Gustave Glotz, La Cité grecque.)

À mon sens, Gustave Glotz est sans doute l’un des plus grands historiens de la Grèce antique et il est regrettable que ses ouvrages comme La Cité grecque ne soient pas réédités. C’est un grand historien car il imagine, dans une ample fresque historique, ce qu’aurait pu être le monde antique. À partir des données disponibles à son époque, dans un élan de l’intelligence, où se mêlent connaissance et intuition, il reconstitue le cours de l’histoire, il donne corps et chair à une vision du passé, il lui donne de la vigueur et la fait revivre. Il invente l’histoire, il fait œuvre de création. Selon lui les premiers hommes arrivés en Grèce étaient des pasteurs semi-nomades en provenance des Balkans. La base de la société était le génos, qui formait une unité lignagère avec un ancêtre commun. Je suppose que ces pasteurs semi-nomades vont constituer avec le peuple autochtone une société au sein de laquelle ils formeront le groupe dominant. Dans le passage cité, Gustave Glotz nous suggère que cette société « primitive », formée de tribus, évoluait vers la formation d’un État ou de la cité et que cette lente évolution vers la formation d’un État fut brusquement interrompue et remise en cause par « les flots successifs » de nouveaux envahisseurs. À mon sens, c’est bien plutôt le palais mycénien — et son incongruité sur le continent et dans la société grecque de l’époque — qui constituait un obstacle et qui empêchait cette évolution, pour ainsi dire organique, que signale Glotz. « L’avenir des Grecs, a pu écrire M.I. Finley [6], ne se trouve pas dans les États bureaucratiques ayant pour centre le palais, mais bien dans le nouveau type de société qui se forgea au sein des communautés amoindries ayant survécu à la catastrophe. » La fin des palais va permettre au mouvement qui conduit à la naissance de la cité de reprendre à partir de son commencement sans se heurter à la présence déplacée des palais et selon les déterminations qui sont les siennes.

La transition entre la Grèce des palais et celle des États-cités est faite à la fois de continuités et de ruptures, signale Jean-Claude Poursat. La rupture la plus importante est, bien entendu, marquée par la fin des palais, c’est-à-dire par la fin d’une organisation « étatique » du commerce à grande échelle. Avec cet effacement du grand commerce, les échanges de type cérémoniel et les échanges coutumiers vont reprendre le dessus et retrouver toute leur importance dans l’organisation des relations entre les gens. Ce sont des échanges qui se passent de l’écriture, si bien que nous n’avons qu’une connaissance « archéologique » de la forme prise par la société grecque et de son évolution vers la constitution de l’État-cité et de la reprise du grand commerce lié, semble-t-il, à l’émergence d’une aristocratie domaniale solidement constituée ou reconstituée.

À travers ces variantes locales, même si les rythmes d’évolution ou les détails changent, l’image générale est sensiblement la même : à partir de sociétés de type égalitaire, l’archéologie laisse deviner le passage progressif à une société dominée par une nouvelle aristocratie hiérarchisée. La diversité des usages funéraires révèle sans doute le mieux la variété des formes locales d’organisation ; les tombes d’Athènes ont récemment fait l’objet d’études approfondies (…). L’opposition entre une élite (les agathoi) et une classe inférieure (les kakoi) daterait déjà du protogéométrique. (…) À la période submycénienne, les tombes laissent entrevoir une société où n’existe plus une hiérarchie de classes, même si les disparités de richesse entre les tombes individuelles peuvent être très importantes (…) ; les tombes reflètent peu les structures familiales et ne suggèrent pas l’idée de sociétés fondées sur les liens familiaux (clan ou génos). Le changement structurel le plus important se placerait vers 900. Les sépultures d’enfants disparaissent, les tombes sont moins nombreuses, et cette restriction du droit à la sépulture s’accompagne de la présence de monuments, grands cratères du Céramique [7] ou stèles, de plus en plus riches et imposants (…). Les nécropoles révèlent ainsi l’émergence de familles dominantes, qui annoncent les grandes familles de l’aristocratie archaïque : la hiérarchie sociale n’est plus celle des sociétés palatiales à pouvoir centralisé. (Poursat, 1995, p. 102-103.)

Les bouleversements sociaux qui ont amené la chute des palais n’ont sans doute pas abouti à un nivellement de la vie sociale, comme le suggèrent parfois les historiens en interprétant les découvertes archéologiques, mais à d’autres formes de pouvoir difficilement saisissables avec, peut être, un rapprochement entre l’aristocratie guerrière et sa « clientèle » formée par les communautés paysannes. De fait, la disparition des familles régnantes a pu entraîner l’apparition d’une sorte de mode de vie « villageois » qui nivelle les disparités sociales entre les groupes sans, pour autant, supprimer totalement la barrière qui sépare dès la naissance le noble de la populace. À mon sens les structures de pouvoir, si elles ont pu connaître parfois un certain effacement apparent, accompagné de transformations profondes concernant la noblesse, n’ont pas disparues pour autant et elles se sont reconstituées progressivement et souvent avec rapidité. « Seule la ligne de partage entre nobles et non-nobles est bien claire ; mais au-dessus et en dessous de cette ligne, les distinctions semblent floues, et peut-être l’étaient-elles en fait. » (Finley, 1980, p. 105.) L’égalité signalée par les archéologues est une égalité en trompe-l’œil, il se peut qu’elle ne concerne que les nobles, qui connaissent alors une uniformisation de leurs conditions due à un appauvrissement général, à moins, autre hypothèse, que cette normalisation de la vie concerne aussi bien les nobles que les paysans : « La population était certainement moins nombreuse et plus pauvre qu’auparavant. Nous ne voulons pas dire par là que les paysans ou les artisans étaient plus pauvres, mais que les classes supérieures, elles, l’étaient… » (Finley, 1980, p. 85.)

Chez Homère, écrit M.I. Finley, le peuple est toujours là, mais il se présente comme une masse mal définie, dont le statut n’est pas net. Certains, surtout les captives, portent le nom d’« esclaves », mais ne semblent pas être plus maltraités que les autres. Un petit nombre de spécialistes — devins, bardes, forgerons, charpentiers, médecins — ont un statut plus élevé. Il y a aussi des gens qui naviguent : « Le commerce est quelque chose de vital, et, plus précisément, les importations de cuivre, de fer, d’or, d’argent, de vêtements de prix et autres objets de luxe. » Les contacts entre la Grèce et le Proche-Orient ne furent jamais complètement interrompus mais ils vont s’intensifier nettement au IXe et VIIIe siècle afin de satisfaire la demande en biens de prestige d’une aristocratie solidement reconstituée et qui s’est enrichie par la possession de la terre.

Il y a un rapport entre l’émergence et le renforcement d’une classe sociale possédant de vastes domaines et la reprise du commerce. Les échanges marchands, administrés par les palais, avaient disparu avec les bouleversements sociaux des siècles obscurs, ils vont reprendre progressivement surtout sur la côte égéenne (où l’île d’Eubée tient une place importante) avec la reconstitution d’une classe sociale puissante liée à la terre, solidement ancrée sur le sol grec. Cette aristocratie domaniale n’est sans doute pas directement impliquée dans l’activité marchande mais sa richesse liée à la production agricole et à la production artisanale lui donne accès aux produits de luxe que lui proposent les marchands phéniciens [8]. L’un des faits les plus marquants de la fin du IXe siècle est le renouveau de l’activité commerciale en Méditerranée. Le rétablissement progressif des relations commerciales avec l’Orient après leur déclin à la fin de l’âge du Bronze, est sans doute l’un des éléments essentiels dans l’évolution de la Grèce au cours des siècles obscurs (Poursat, 1995). Ainsi, à la fin des siècles obscurs, a-t-on retrouvé dans les tombes des puissants de la céramique de Crète et de Chypre, des sceaux et des poignards de fer syriens, des scarabées en pâte de verre égyptiens, de l’ambre de la Baltique (Mossé et Schnapp-Gourbeillon, 1990, p. 89).

La question qui vient à l’esprit et que ne résout pas l’archéologie est la suivante : qui sont ces marchands ? Sont-ils intégrés à la société grecque telle qu’elle s’est formée pendant les siècles obscurs ou sont-ils étrangers à la société ? M.I. Finley note que chez Homère il est permis aux chefs de guerre eux-mêmes de se livrer à des expéditions commerciales (qui, à mon sens devaient être des expéditions guerrières suivies de pillage, le butin), mais que le commerce et le transport de « marchandises » est, en général, entre les mains des étrangers, et principalement des Phéniciens : « Se faire traiter de marchand est ressenti par Ulysse comme une grave insulte. Les hommes de sa classe, en effet, échangent des objets cérémonieusement, ou bien s’en emparent par le pillage. »

Les marchands sont à la fois un élément constitutif de la société, lié de façon incontournable à la classe sociale formée par l’aristocratie foncière, né avec elle, et un élément marginalisé, non reconnu idéologiquement, dans l’image que les Grecs pouvaient se faire de leur société — ou qu’ils voulaient se faire de leur société. Une activité laissée aux étrangers, ou à ceux qui sont perçus comme étrangers à la société : une activité importante, centrale même, dans la société perçue comme étrangère à la société, cela cache quelque chose. Les marchands peuvent bien être grecs ou phéniciens, ils paraissent former une catégorie sociale marginalisée dans la société, des « métèques », préciseront plus tard les historiens des grandes cités comme Athènes dont la richesse et la puissance reposent avant tout sur le commerce.

Après les siècles obscurs se met en place le système de la polis grecque. « Dans la cité grecque l’État tend à s’identifier au corps civique », écrit Jean-Claude Poursat. C’est une lente évolution, difficilement saisissable, qui aboutit à cette organisation politique pour le moins originale dans laquelle la royauté, ou toute autre forme de commandement et d’autorité, s’efface au profit de ce que Jean-Claude Poursat appelle le « corps civique ». Ce corps civique peut être l’assemblée des nobles guerriers, des égaux, comme il peut être l’assemblée des citoyens quand l’aristocratie partage le pouvoir (ou une partie du pouvoir, ou fait semblant de partager le pouvoir) avec la population autochtone, le corps civique peut aussi se limiter à un petit nombre de gens particulièrement riches et puissants, les oligoi, et nous avons alors affaire à une oligarchie. La tyrannie, qui est le gouvernement d’un seul, en général un aristocrate riche soutenu par une partie de la population, aura imposé une série de réformes indispensables à la paix sociale et encourageant la constitution d’un gouvernement de la cité par l’élite de la population autochtone.

Dans toutes les cités, les démiurges, artisans et commerçants, purent en prendre leur part et formèrent au-dessus des thètes [9] une classe intermédiaire : ils ne possédaient pas de terres ni de chevaux ; mais ils possédaient les moyens de s’armer en hoplites, et ils étaient quelquefois de force, le nombre aidant, de mettre les cavaliers en péril (…). La vieille noblesse dédaigna ces nouveaux riches, n’importe, bien des grands seigneurs dont les ressources n’étaient plus en rapport avec leur situation n’étaient pas fâchés de les avoir pour beau-père ou pour gendres (…). Il se forma ainsi une aristocratie hybride, où la race et la terre gardaient leur prestige, mais où l’échelle de valeurs sociales était constituée par la richesse quelle qu’en fût l’origine. « L’argent fait l’homme », « l’argent mêle le sang », disent en gémissant les louangeurs du passé ; mais ils ont beau protester, rien n’y fait. Le luxe est un titre politique. Pour avoir droit aux magistratures, il faut être prêt à célébrer de magnifiques sacrifices dans la cérémonie d’installation, à offrir au peuple des banquets et des fêtes, à orner la ville de temples et de statues. (Gustave Glotz, La Cité grecque, p. 77.)

Après les bouleversements sociaux qui ont mis fin à la civilisation mycénienne, nous retrouvons à l’origine du nouveau monde, qui se dessine à l’horizon, accompagnant la formation de l’État et la naissance de la cité, la richesse matérielle née du commerce lointain. Bientôt la monnaie et l’argent feront leur apparition pour donner une forme simple et directement visible et accessible à cette richesse. Déjà cette richesse, à travers les objets de valeur circulant et s’échangeant dans tout le bassin méditerranéen, était devenue visible et constituait, du fait même de sa visibilité, le moteur de l’activité humaine que les États ne pouvaient ignorer.

C’est dans le courant du VIIe siècle qu’apparaissent les premières monnaies dans les cités grecques d’Ionie (Milet, Phocée), en contact avec le royaume de Lydie. L’usage de la monnaie va se répandre très lentement dans le monde grec. Selon Jean-Claude Poursat et Claude Mossé, la diffusion tardive de la monnaie grecque indique qu’elle n’a guère eu de rôle commercial avant le Ve siècle, mais qu’elle était utilisée dans le cadre du fonctionnement politique de la cité. Les sources anciennes attribuent l’invention de la monnaie aux premiers tyrans. Elle a pu accompagner l’accroissement du pouvoir de certaines cités et être le symbole de leur identité. Avant de se trouver impliquée dans l’activité marchande, la monnaie, à laquelle on attribue une signification religieuse, se trouve liée au pouvoir et à l’État. Il est bien possible que ces trois éléments, la formation de l’État, l’activité marchande et la naissance de la monnaie, soient liés au point de constituer un tout au sein duquel la monnaie révèle le rapport caché mais, semble-t-il, prépondérant qui existe entre l’État et l’activité marchande.

Marseille, début avril 2019
Georges Lapierre

Notes

[1Finley (Moses I.), Les Premiers Temps de la Grèce, Champs Flammarion, 1980.

[2« L’écriture disparaît complètement (…). La seule et unique fonction de l’écriture dans le monde mycénien était de répondre aux besoins administratifs du palais. Ce dernier disparaissant, l’écriture n’avait plus de raison d’être. » (Finley, 1980, p. 83.)

[3Poursat (Jean-Claude), La Grèce préclassique. Des origines à la fin du VIe siècle, Éditions du Seuil, 1995.

[4Mossé (Claude) et Schnapp-Gourbeillon (Annie), Précis d’histoire grecque. Du début du deuxième millénaire à la bataille d’Actium, Armand Colin, Paris, 1999.

[5Cette hypothèse correspondrait aussi à l’idée plus générale des peuples éleveurs de grands troupeaux dominant les peuples paysans et sédentaires comme cela a pu se passer dans certaines régions de l’Afrique.

[6Finley, 1980, p. 90.

[7Le Céramique : il s’agit du Kerameikos, cimetière de la cité antique d’Athènes (note de “la voie du jaguar”).

[8« Il n’est pas indifférent de rappeler que, dans les poèmes homériques, le commerce maritime apparaît pratiquement comme un monopole des “Phéniciens” et que, d’autre part, pour Homère, mais aussi pour Hérodote au Ve siècle, la Phénicie englobait toute la région s’étendant depuis la Cilicie-Syrie jusqu’à l’Égypte. » (Finley, 1980, p. 99.)

[9Dans la Grèce antique, les thètes (en grec ancien, οἱ θῆτες / hoì thêtès, étymologie inconnue) sont les citoyens les plus pauvres (note de “la voie du jaguar”).

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