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Notes anthropologiques (LIV)

mardi 30 juin 2020, par Georges Lapierre

Traité sur l’apparence (IX)
Notes sur l’irréalité de l’être
« De même, le “rite de l’enjambement” évoque la grotte souterraine, la tombe, l’embryon en voie de formation, le puissant visage de la femme-mère. » (Dominique Sewane)

Marcel Mauss se lance dans une analyse théorique du don comme si cette pratique avait disparu dans nos sociétés et qu’il devait la retrouver avec une certaine surprise dans des sociétés qu’il jugeait primitives. À sa suite, les savants et les ethnologues se sont lancés dans une analyse théorique et subtile, parfois passionnée, de cet échange de cadeaux. Quelle pouvait bien être cette force difficilement saisissable qui poussait les gens à se faire des cadeaux et à échanger des présents ? Était-elle contenue dans la chose échangée ? Face à une telle innocence, les gens interrogés répondaient ce qui leur passait par la tête, n’importe quoi. C’est un peu comme si nous demandions de nos jours pourquoi nous donnons de l’argent en échange d’une marchandise. Est-ce l’argent qui obéirait à l’appel de la chose ? L’agencement des échanges repose sur des évidences qui sont difficiles à pénétrer et qui exigent de pousser assez loin toute une réflexion théorique sur l’être humain et la société. Rien n’est véritablement acquis, il s’agit de pousser la réflexion dans ses derniers retranchements et, à cette fin, changer de perspectives, modifier les points de vue. Nous voyons par exemple la société dans une perspective unique, qui est en général la perspective dominante, seul existerait, par exemple, l’échange marchand (qui s’oppose à l’échange de cadeaux), pourtant nous sommes amenés à faire continuellement l’expérience du chevauchement : l’échange marchand chevauchant l’échange de cadeaux. Les résistances sociales s’appuient sur d’autres perspectives, qu’elles mettent en avant, sur le don, par exemple. Cela signifie bien que cette pratique en tant que perspective et en tant que réalité n’a pas totalement disparu de notre civilisation comme le croyaient les sociologues, les ethnologues et même les anthropologues, loin de là ! Il y a bien mille occasions d’offrir encore des cadeaux dans notre société, dans des anniversaires, à Noël, lors d’un mariage, et même, parfois, entre amis, au retour d’un voyage, par exemple.

Les échanges marchands s’opposent aux échanges reposant sur le don. Ils ont envahi la société et repoussé dans ses marges la pratique du don. Pourtant l’idée de donner n’a pas disparu, même si elle semble étouffée par l’échange marchand qui lui est si parfaitement contraire. Le don, les cadeaux d’hospitalité, de Noël, de mariage ou d’anniversaire, passe le plus souvent par l’échange marchand afin de pouvoir se réaliser. Le don passe par ce qui lui est contraire pour pouvoir s’exercer, un comble ! Cette voie obligée suffit à montrer la prééminence de l’échange marchand dans notre société. Il est le moteur de l’activité sociale, le don existe bien, mais il est secondaire, placé sous la tutelle de l’échange marchand. Je peux bien inviter des amis, j’achète la viande, le pain, les légumes et le vin ; cependant, je prépare le repas et cette préparation est bien une activité qui a pour fin le don. À Bure, à Saint-Victor, à Notre-Dame-des-landes, etc., cette idée de l’échange sous la forme de dons reprend vite le dessus pour se présenter comme l’esprit de la résistance sociale. Elle est tout de suite réprimée par le pouvoir, pourtant comme expression du retour de l’humain sur le devant de la scène, elle a, décidément, de beaux jours devant elle.

La société marchande nous émancipe de la relation intersubjective, retrouver un rapport intersubjectif sur lequel repose le don, c’est nous libérer du rapport marchand. Dès l’apparition d’une aristocratie et d’une séparation entre ceux qui ont la pensée et ceux qui travaillent, la position des marchands est devenue une position pour le moins ambiguë. Les marchands ne faisaient pas partie du « peuple » soumis au travail par la noblesse et ils ne pouvaient pas, en tant que marchands se livrant à un échange intéressé, s’apparentant au troc, appartenir à la classe aristocratique s’adonnant à l’échange public et désintéressé de cadeaux (cf. les cadeaux d’hospitalité dans l’Odyssée d’Homère). Le marchand échappe au travail à la différence d’un paysan ou d’un artisan qui reçoit commande. Il garde la pensée de son activité et c’est lui qui commande un produit aussi bien au paysan qu’à l’artisan, la plupart du temps par l’intermédiaire de l’aristocratie locale. Comme le noble, il se trouve à l’origine d’une partie de l’activité sociale.

La pensée du marchand, sa conception de l’échange, son point de vue devient le moteur d’une part grandissante de la vie sociale. Alors que l’aristocrate poursuit un but qui se prétend noble et « sacré », le dévouement à la cause sociale, on dit alors que sa pensée est désintéressée, le marchand, lui, poursuit un but privé, « profane », un enrichissement matériel et purement personnel. Alors que le noble se pose comme sujet dans une relation intersubjective dont la dimension se veut publique et sociale, le marchand se pose comme individu dans une relation privée de sa dimension publique. C’est uniquement sur le but poursuivi entre notoriété publique et richesse privée — sur le plan de la pensée, donc — qu’il y a divergence, du moins, en apparence, seulement en apparence.

Un survol de l’histoire des civilisations et de la formation des États fait apparaître d’abord un conflit entre ces deux points de vue, le point de vue exprimé par les nobles guerriers s’opposant avec vigueur à celui exprimé par les marchands, c’est Achille méprisant de toute sa hauteur de parfait guerrier le goût du marchand pour l’enrichissement personnel et sans grandeur. Cependant ces déclarations fracassantes, et d’autant plus fortes qu’elles reposent sur des compromis embarrassants, masquent, ou s’efforcent assez vainement de masquer une réalité bien plus ambiguë et troublante : quand ils ne se livrent pas eux-mêmes au commerce, les nobles sont tributaires de l’activité des marchands dont ils sont les premiers (et au départ, les seuls) clients. L’activité marchande naît avec la noblesse. La naissance d’une aristocratie produit l’activité marchande. Nous opposons l’aristocrate au marchand et le rapport intime, la connivence véritable entre ces deux catégories sociales nous échappe. L’apparition d’une classe sociale, la classe de la pensée (due à la domination d’un peuple sur un autre) entraîne d’une manière automatique (et immédiate) l’apparition des marchands. Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ?

C’est un fait que tout historien pourrait constater, et pourtant il n’a jamais été véritablement pris en compte d’un point de vue théorique. Nous avons pris pour « argent comptant », c’est le cas de le dire, les déclarations suspectes de la noblesse qui prétendait à cor et à cri n’avoir rien de commun avec le marchand. C’est un mensonge, le premier mensonge théorique (il y en aura d’autres), fondateur de toute une idéologie, je dirai de l’idéologie qui veut qu’une catégorie dévouée à la cause sociale domine la société. Derrière cet écran idéologique, nous trouvons les marchands et leurs intérêts particuliers.

Dans une perspective plus philosophique ou théorique, je dirai que l’existence d’une séparation au sein de la pensée, c’est-à-dire d’une séparation à l’intérieur de la société, a pour conséquence immédiate son aliénation. L’activité marchande opposée au don est la parfaite expression sur le plan de la vie sociale, comme sur celui de la vie de la pensée, de l’aliénation. La vie de la noblesse reposant sur l’échange de cadeaux n’est qu’une survivance idéologique de ce qui fut. Ce qui fut a été corrompu à partir du moment où a émergé une aristocratie. Avec la séparation apparaît l’activité marchande et c’est bien cette activité marchande qui va être le moteur peu visible (du moins au départ) mais bien réel de la vie sociale. L’activité marchande est la conséquence irrémédiable et parfaitement logique de l’aliénation de la pensée, c’est-à-dire de la séparation dans la société entre ceux qui ont la pensée dans sa fonction sociale et tous ceux qui en sont dépossédés. Les marchands apportent une visibilité à la classe au pouvoir, grâce à eux, les nobles pourront continuer à échanger des cadeaux de manière ostentatoire. Les marchands apportent une visibilité à la vie sociale de l’aristocratie. La vie sociale à laquelle se livre sans mesure la noblesse grâce à l’existence d’un marché frise la mise en scène et devient un pur spectacle.

Les nobles échangent des cadeaux, certes ; mais comment se sont-ils procuré ces présents qu’ils échangent entre eux ? Ils les ont eus en se livrant au pillage et au commerce. Ils ont pu les obtenir en faisant travailler pour leur compte paysans et artisans qui leur sont soumis, par la guerre et la piraterie aussi, ou par l’intermédiaire des marchands en échangeant la production de leur domaine contre les marchandises convoitées. On voit que ces différentes formes d’acquisition d’une richesse purement matérielle dont se pare la noblesse pour exister, lui permettant d’assoir et de rendre visible sa position dans une société fracturée, sont liées d’une manière ou d’une autre à l’activité marchande :

« Au milieu du IXe siècle (avant notre ère), une tombe de Lefkandi contenait, outre tout ce qui est nécessaire pour la définir comme une tombe riche, une série de poids en pierre. Ce sont les seuls poids qu’on connaisse en Égée entre la fin des palais mycéniens et la fin de l’époque archaïque. Ceux-ci semblent adopter un étalon levantin, et sont certainement des instruments utilisés dans les échanges. Les systèmes pondéraux des cités grecques étant issus d’emprunts aux systèmes du Proche-Orient, la connaissance des étalons levantins au IXe siècle est remarquable. Elle se situe évidemment aussi dans la continuité des trafics mycéniens. En effet, à une époque où la monnaie est du métal pesé, et où les échanges portent en grande partie sur de petites quantités de produits de luxe, la possession de poids précis et la connaissance des étalons sont essentiels. Que cela se situe de plus dans le milieu privilégié des sépultures entourant le grand herôon de Lefkandi donne aux aristocraties de l’époque un aspect commerçant qui vient compléter le langage très guerrier de l’idéologie funéraire usuelle. De telles tombes d’aristocrates commerçants ont été repérées à cette époque dans toute la Méditerranée, et correspondent bien à la situation connue des épopées homériques où les héros n’hésitent pas à se faire négociants entre deux combats devant Troie », écrit Julien Zurbach [1].

L’aliénation de la pensée est devenu le moteur de la vie sociale ; l’État (sous la forme de la cité-État) qui est en gestation au IXe siècle n’est pas séparé de l’activité marchande, il n’en est séparé qu’en apparence, que d’un point de vue idéologique, ainsi que le suggère Julien Zurbach : la formation de la cité-État apparaît alors comme un moment de l’activité marchande qui se déploie dans tout le bassin méditerranéen.

L’échange marchand est devenu envahissant et rejette dans des marges de la société (de plus en plus réduites) d’autres modes d’échange reposant sur le don. Ces échanges reposant sur le don n’ont pas disparu, ils existent dans toutes les couches de la société, l’aristocratie se réservant le côté universel du don avec, nous l’avons vu [2], l’échange cérémoniel. J’avancerai seulement que l’échange marchand est devenu le moteur réel de la vie sociale. La pensée sous sa forme aliénée est devenue le véritable moteur de la vie sociale. En devenant dominant, l’échange marchand bouleverse profondément, de fond en comble, les sociétés dites traditionnelles. En s’opposant au don, il marque, à l’intérieur de la société une séparation entre ceux qui ont la pensée dans sa fonction sociale et ceux qui en sont dépossédés — et qui sont réduits à travailler pour fournir les biens qui seront échangés. On pourrait croire que ce sont les nobles guerriers (et les clercs) qui possèdent cette pensée dans son envergure sociale, du moins c’est bien ce qu’ils prétendent ; en réalité, ce sont les marchands. L’échange marchand est lié à l’apparition d’un pouvoir séparé au sein de la société, le pouvoir étant l’expression de l’aliénation : « L’apparence devient une condition indispensable dans la construction du pouvoir des élites », a pu écrire de son côté Maria Cecilia d’Ercole [3].

Plusieurs faits historiques rapportés par les historiens (sans leur donner d’explications) démontrent cette connivence avérée entre la concentration du pouvoir (l’État) et l’activité marchande. L’argent en tant que monnaie d’échange sous la forme de pièces (de bronze, d’or ou d’argent) est une création du pouvoir avant même d’être celle des marchands. C’est l’État qui frappe monnaie, non le marchand, comme si l’argent devait être l’expression même du pouvoir. C’est l’État qui, le premier, fige l’échange et dépossède la personne de l’idée qu’elle s’en faisait en fixant le tribut, en fixant ce qui lui est dû. L’État, sous les différentes figures qu’on lui attribue (royauté, empire, république, cité-État), substitue au libre arbitre de chacun l’obligation et la contrainte. Cette contrainte s’immisce dans l’échange et en transforme l’esprit de fond en comble. L’intervention du pouvoir est comme un coup de force dans la pensée, c’est véritablement un coup d’État qui a lieu dans la pensée, et ce coup de force au sein de la pensée consiste à figer ce qui lui est dû dans une quantité déterminée de biens, c’est le tribut. L’imposition du tribut est la première manifestation du pouvoir. À mon sens, l’obligation du retour qui définit l’échange marchand trouve son origine dans l’obligation du tribut dû au roi et, plus généralement, à l’État. Avec le tribut, c’est tout un état d’esprit nouveau ne laissant plus de marges à la réciprocité qui s’impose peu à peu et se généralise.

Dans ce qui se présentait comme un échange réciproque de dons, dans lequel les partenaires se trouvent humainement engagés, s’intercale une pensée autre qui les oblige à rendre une somme équivalente et fixée par une autorité, qui, elle, se trouve au-dessus d’eux. Cette pensée étrangère et contraignante est celle du pouvoir et cette pensée trouve son expression dans le droit. Le droit ou la procédure garantit l’extorsion, l’extorsion par l’État ou l’extorsion par le marchand. L’extorsion est l’ingérence d’une pensée étrangère dans l’échange, dans la communication de tous avec tous. C’est une pensée étrangère qui s’empare de la pensée du sujet dans sa fonction sociale, qui se substitue à elle. Le pouvoir de l’État par le biais du « droit » se présente comme une extorsion. La collectivité n’est plus à l’initiative de l’échange, elle s’en trouve dépossédée par le pouvoir. « Le prix à payer ». Le tribut est le « prix à payer »pour vivre dans une société élargie dans laquelle les peuples sont amenés à communiquer entre eux sous l’autorité d’un pouvoir unique. Nous devrions nous interroger sur la signification de cette expression « le prix à payer », nous y trouverions cette connivence profonde qui existe entre le tribut dû au pouvoir et le prix à payer pour une marchandise.

Dans des notes anthropologiques concernant l’objet de valeur j’avais noté l’intérêt de l’article de Louis Gernet sur « La notion mythique de la valeur en Grèce » [4]. D’une part, il situe l’apparition de la monnaie sous sa forme actuelle à un moment historique assez bien défini, celui de la constitution des États (des cités-États) dans la Grèce archaïque ; d’autre part, il repère les changements dans les mentalités conférant à l’objet de valeur un sens différent de celui qu’il avait traditionnellement. Dans son essai, Louis Gernet suggère en plus un parallèle intéressant entre l’apparition de la monnaie et le développement du droit et de la procédure : « On peut dire que dans les Jeux funèbres de l’Iliade par exemple, nous sommes à même distance de la monnaie que de la procédure. Il y a toujours intérêt à marquer ce genre de connexions. [5] »

L’argent en tant que monnaie d’échange contient bien une notion nouvelle, si je puis m’exprimer ainsi pour faire allusion à un changement de mentalité, absente dans les objets de valeur traditionnels, celle d’obligation, ou, plus précisément, celle d’une obligation venue d’ailleurs : ce n’est plus une obligation éthique née de mon propre mouvement, attachée à l’idée d’un savoir-vivre qui me pose subjectivement en tant qu’être humain, cette obligation est liée à l’obéissance (obéissance à la loi, à l’État, au droit, au pouvoir, à une pensée qui m’est étrangère). L’argent en tant qu’objet de valeur trouve son origine lointaine dans le tribut dû au pouvoir. Et ce « droit » que s’attribue arbitrairement le pouvoir devient le droit du marchand — et ce droit du marchand se trouve garanti par le pouvoir tel qu’il est constitué sous les différentes figures de l’État. L’argent est un état d’esprit, il marque l’ingérence d’une volonté extérieure, étrangère, d’un pouvoir séparé dans une pratique humaine : celle d’un échange qui se voulait libre de toute intrusion. L’argent est porteur de cette intrusion, il la contient, il contient l’intrus, en l’occurrence le marchand irrémédiablement lié (à travers le droit) au pouvoir d’État.

Ce lien qui unit le pouvoir et l’activité des marchands n’est pas sans rappeler le lien qui lie les pochtecas, formant la caste des grands marchands, à l’Empire mexica tel que le signale Jacques Soustelle. Non seulement ces marchands fournissaient à l’aristocratie guerrière et religieuse les marchandises de luxe qui permettaient à cette aristocratie de se distinguer du commun, ils formaient aussi la pointe avancée de l’Empire dans son extension, préparant par leur connaissance des peuples limitrophes les futures conquêtes ; ils étaient les espions du pouvoir, les guerriers de l’ombre. Ils le sont encore.

L’historien et archéologue Julien Zurbach [6] note qu’en Égée comme au Levant ou en Anatolie une bonne partie de l’économie était soumise au contrôle parfois tatillon des scribes du palais et donc organisée ou dirigée par le pouvoir royal. Quant au commerce extérieur, ce même historien remarque que les marchands utilisés par le palais royal comme intermédiaires travaillent aussi pour leur propre compte et sont relativement autonomes bien qu’ils dépendent du roi pour bien des choses : l’approvisionnement en biens à échanger et aussi pour la protection des routes et la couverture de leurs activités par des cadeaux diplomatiques.

La Crète des palais (la civilisation minoenne) — du XXe siècle avant notre ère, et qui s’étend jusqu’au XVe, XIVe siècle, jusqu’à la domination de la civilisation mycénienne — nous apporte un heureux exemple de cette concentration de la richesse par l’État et de sa répartition. Les palais étaient à la fois des centres administratifs ; des lieux de production d’articles manufacturés avec des artisans à demeure ; des entrepôts de denrées diverses obtenues sans doute sous la forme de tributs et destinées à être exportées sous forme de marchandises dans la majeur partie de l’Égée, mais aussi en direction de l’Égypte, du Proche-Orient, Syrie et surtout Palestine [7].

Le lien entre le pouvoir et l’activité marchande est trop souvent ignoré ou passé sous silence aussi bien par les sociologues que par les historiens, cependant le rapport qui pourrait exister entre la formation des États et l’activité marchande nous apporterait sans aucun doute une des clés théoriques nous permettant de comprendre notre époque.

Marseille, le 26 juin 2020
Georges Lapierre

Notes

[1Julien Zurbach, Maria Cecilia d’Ercole, Naissance de la Grèce, Belin, 2019 (p. 269).

[2Cf. Notes anthropologiques antérieures.

[3Op. cit., p. 385.

[4Gernet (Louis), « La notion mythique de la valeur en Grèce », Journal de psychologie, octobre-décembre 1948, paru dans Anthropologie de la Grèce antique, Champs Flammarion, 1995.

[5Gernet, 1995, p. 124.

[6Naissance de la Grèce. De Minos à Solon, 3200 à 510 avant notre ère, Belin, 2019.

[7C’est le cas de l’huile d’olive, par exemple.

Messages

  • Hola Marc y Georges :
    Espero se encuentren bien, nosotros por aquí hasta ahora sobrellevando las distintas dimensiones de la crisis y toreandola.
    Sigo con atención las reflexiones sobre lo que podría denominarse una nueva teoría del valor o no se bien a bien como denominarla en sintesis, lo cierto es qiue si creo que en este tipo de reflexiones podemos encontrar los hilos o lineas de una explicación del ser y sus motivaciones a una nueva vida mas alla de una realidad material y espiritual marcada y/o condicionada por el dinero o bien los vlores de cambio y de uso....en fin, habrá que seguir en esta reflexión, reciban un saludo desde el Istmo de Tehuantepec
    Carlos

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